Archives de février 2008
La mort annoncé de Freeplayer: L’épidemie continue?
Après la condamnation de Google Vidéo, la mort volontaire de r4v3n.com, on a tendance à confirmer qu’une épidemie touche le plateforme de partage de vidéo et d’autres multimédia.
Serait-ce la fin de l’aventure des partages de vidéo?
L’impossibilité d’avoir un contrôle total des contenus hébergés par ces plateformes rend le service ingérable vis-à-vis des droits des propriétés intellectuelles. Malgrès les utilisations des outils de signature multi-média pour éviter la publication d’oeuvres propriétaires, la situation est loin d’être maîtrisée.
Tant que les UGC (user generated content) n’atteindront pas une certaine niveau de qualité pour attirer un cible “indentifiable” de consommateur, il serait de plus en plus difficile de vendre, quelque serait le modèle économique utilisé, les services d’hebergement de contenu.
———————————————————-
(PcInpact.) C’est un texte laconique qui accueille aujourd’hui les visiteurs du portail Freeplayer la référence en ce qui concerne le service de Free et ses dérivés. La plupart des développeurs ont cessé les mises à jour de leurs mods (des programmes alternatifs qui viennent se greffer en enrichir Freeplayer) et la diffusion de la Freebox HD, avec son disque dur interne, a fini de rendre le Freeplayer… démodé !
De fait, le Freeplayer est depuis longtemps laissé à l’abandon par Free. Serait-ce pour autant la fin de ce service ?
Un service dépassé
Les mises à jour de mods se font de plus en plus rares. Aujourd’hui, nous apprenons même l’arrêt de certains projets, tels que freeBrowser et EasyBox …
Les responsables du site Freeplayer s’interrogent donc sur l’avenir de leur service adoré. Extraits :
« Il y a longtemps qu’aucun développeur ne c’est lancé dans la mise à disposition du public d’un nouveau mod… et surtout, il y a bien longtemps que Free n’a rien fait pour le Freeplayer. [...] la mise à jour de la documentation de la Freebox sur le wiki permettait d’avoir régulièrement de nouvelles fonctions, et ainsi de soutenir la curiosité des développeurs de mods et l’envie de faire évoluer leurs produits. Là aussi, il y a bien longtemps qu’il n’y a pas eu de mise à jour. Pour l’avenir de Freeplayer.org et pour le plaisir des milliers de Freenautes qui utilisent le Freeplayer chaque jour, espérons que Free nous offrira bientôt de nouvelles fonctionnalités… »
Il faut avouer qu’avec la Freebox HD et son disque dur interne (sans parler de la possibilité de brancher un disque externe), il devient simple de stocker de la vidéo directement sur sa Freebox, sans avoir à passer par une passerelle logicielle entre son ordinateur et sa télévision. Nostalgie, quand tu nous tiens…
———————————
Vidéos en ligne : Stage6 de DivX rend les armes Ce n’est décidément pas une bonne journée pour le web, puisque après l’annonce d’AOL de la mort de Netscape au profit de Firefox et Flock, voilà que les créateurs de Stage6 entament son oraison funèbre. C’est avec un certain étonnement en effet qu’on apprend l’arrêt du service, programmé pour jeudi 28. DivX s’est fendu d’un communiqué officiel pour expliquer à quel point le service Stage6, connu pour la qualité de ses vidéos, ponctionnait les ressources de la société à cause des coûts d’entretien. Selon le PDG Kevin Hell, l’éditeur va pouvoir se concentrer pleinement sur ce qui est le cœur de ses activités : le codec vidéo lui-même.Il n’en reste pas moins que beaucoup seront déçus par l’arrêt du service, car les vidéos qui étaient présentes sur Stage6 affichaient un niveau de qualité tranchant radicalement avec ce que l’on pouvait voir sur YouTube par exemple. Pour autant, ce dernier prépare sa venue dans le monde de la HD, et DailyMotion a déjà fait une incursion, signant au passage un accord de diffusion avec Neuf Telecom.L’envoi de fichiers sur Stage6 est désormais interrompu, mais les vidéos en ligne restent consultables jusqu’au 28, c’est-à-dire jeudi. Streaming : le webmestre de Chacal-Stream arrêté (MAJ)
Télécharger des films non libres de droit est illégal. Visionner ces mêmes films en streaming l’est tout autant, même si la responsabilité incombe alors plutôt à l’hébergeur. Le webmestre du site Chacal-Stream.fr l’a appris à ses dépens, en recevant la visite des gendarmes de Seine-et-Marne lundi dernier à son domicile. Deux ordinateurs ont été saisis – leur contenu est encore à préciser – et le webmaster arrêté, risque une peine maximale de trois ans de prison (pour recel de contrefaçons) et une amende de 300 000 euros.Chacal-Stream proposait des centaines de films en streaming, ainsi que des séries et des animations, et ce en une seule partie. Le contenu était de plus régulièrement mis à jour. Utilisant notamment Stage6, célèbre plateforme capable d’héberger des vidéos de longue durée et de qualités (DivX), contrairement à DailyMotion et YouTube, Chacal-Stream a rapidement fait le tour de la toile, et comptait avant sa fermeture 38 000 membres selon notre confrère 01Net.Cette fermeture a pour origine une plainte de l’Alpa, Association de Lutte Contre la Piraterie Audiovisuelle, dont Chacal-Stream n’est pas la première victime, de nombreux forums français proposant des liens vers du contenu illégal ont ainsi dû fermer boutique ces dernières années. Plus récemment, l’Alpa s’est fait connaître du grand public grâce à son implication dans la fermeture de certains Newsgroups gérés par Free. Chacal-Stream n’est cependant pas le seul site à proposer du contenu audiovisuel directement visible par les internautes. Ainsi, r4v3n contient lui aussi des centaines de films, séries et animations. Le site se sert principalement de la plateforme Veoh.com comme hébergeur, même si Stage6, YouTube et Google Video sont aussi parfois utilisés. R4v3n sera-t-il lui aussi fermé d’ici peu ?
TrollTech : réponse de Nokia à Google ?
(ARCOME) Parmi les nombreuses et récentes opérations de croissance externe effectuées par Nokia, la dernière aurait pu passer inapercue. Et de fait, elle a assez peu défrayé la chronique: l’inflexion prise par Nokia pour se isser du statut d’industriel – premier mondial de sa catégorie – vers celui – complémentaire – d’éditeur de services multimedia et convergents était déjà claire et l’acquisition de Trolltech annoncée en janvier dernier aurait pu être perçue comme une simple péripétie supplémentaire sur cette route, faisant suite à l’intégration de bien d’autres acteurs du logiciel mobile, tels que Twango, Loudeye, Intellisynch ou Gate5- sans oublier bien sûr Navteq, pierre angulaire du nouveau positionnement de Nokia dans les Location Based Services. Selon nous, une lecture différente semble cependant possible. Mais résumons d’abord rapidement les épisodes précédents. Dès février 2006 Nokia entame une mutation importante dont le premier pas mène l’entreprise à se séparer de son activité résaux, fusionnée avec celle de Siemens en une nouvelle entité: Nokia Siemens Networks. Deux ans après, on peut saluer la clairvoyance de Nokia: en se recentrant sur son coeur de métier, il s’est sans doute affranchi des turbulences que connaissent aujourd’hui un Motorola ou a fortiori certains des pure players des réseaux comme Alcatel-Lucent. Mais Nokia ne se satisfait pas de cet ajustement de son périmètre industriel et entame alors une évolution vers un nouveau métier: celui d’éditeur de services convergents. La vision de l’avenir pour le numéro un mondial du téléphone mobile est claire : il ne s’agit pas de rester fabriquant de terminaux – même avec 40% du marché mondial. Ce tournant stratégique prend forme avec l’annonce en août 2007 du lancement d’Ovi : à la fois marque et plateforme regroupant des services multimedia (téléchargement de musique, jeux, partage de photos en ligne, navigation) et proposant une expérience “convergée” aussi bien sur mobile et que sur PC. Bien sûr OVI constitue aussi une réponse à l’IPhone d’Apple, mais bien plus qu’un effet de manches, nous pensons qu’il s’agit d’une véritable mutation pour Nokia. Ovi continue ainsi d’évoluer et de s’enrichir et on s’étonnerait assez peu de voir Nokia faire de nouvelles acquisitions, dans le domaine des réseaux sociaux par exemple pour dynamiser son service MOSH, lui aussi lancé en août dernier. Alors quid de la place de Trolltech dans cette belle trajectoire ? Trolltech n’édite pas de service multimedia particulier ni ne détient de technologie clef dans la convergence fixe/mobile. En effet, Trolltech est un acteur du logiciel libre qui fournit pour le monde mobile un “framework” de développement, plutôt focalisé sur Linux. L’un des produits les plus connus de Trolltech – Qtopia – est une suite d’APIs ouvertes – une boîte à outils – pour développer des applications mobiles orientées Web 2.0 intégrées de manière très fine avec l’OS Linux. Un schéma très clair est disponible sur le site de Trolltech : A ce point de la description, Qtopia rapelle étrangement une autre initiative visant à faciliter le développement d’applications connectées sur de mobiles à partir d’un noyau Linux et d’une suite d’outils ouverts : la fameuse plateforme Androïd de Google. Ainsi, plutôt que de s’inscrire dans l’ecosystème Ovi en cours de constructon par Nokia, le rachat de Trolltech apparaît comme une réponse à Google. Simple manoeuvre tactique ou réelle prise de position sur les plate bandes de Google ? On peut s’interroger sur les synergies possibles entre le framework de Trolltech et les opérating systems ouverts dans lesquels Nokia a déjà investi largement, comme Symbian S60. La sortie des premiers terminaux embarquant Androïd et la levée du voile sur les services qu’ils supporteront – annoncées à Barcelone pour la fin de cette année – devraient accélérer soit l’intégration de Trolltech à une place qui reste à clarifier, soit sa réléguation au rang des gadgets. Alors, Androïd finlandais ou Alien ? Affaire suivie par Arcome en tout cas.
Condamnation de Google Video en tant que plateforme par le tribunal de Paris
Un “nouveau” depart pour les condamnations des plateformes de partage de vidéo en streaming. Le menage commence …
On avait vu en 2007 la feuilleton entre Free, dailymotion, et puis … les majors du cinéma américains. www.r4v3n.com a déjà fermé son portail depuis quelques jours.
Et voilà la suite…
————————————————-
La contrefaçon selon Google (par Bruno Icher ) C’est une première qui a des allures de jurisprudence. Hier, mercredi 20 février, le Tribunal de commerce de Paris a condamné Google pour contrefaçon du film de William Karel, « le Monde selon Bush ». Le producteur Flash Film et les Editions Montparnasse ont obtenu la somme de 150 000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice patrimonial subi, le film étant disponible sur le site de partage de vidéos Google Video. Histoire de verrouiller définitivement cette affaire, le Tribunal a également interdit à Google France et à la maison mère californienne Google Inc de diffuser tout ou partie de ce documentaire, décision assortie d’une astreinte de 1500 euros par infraction constatée.L’Union syndicale de la production audiovisuelle, la Chambre syndicale des producteurs de films et l’Association des producteurs de cinéma qui s’étaient constitués partie civile, recevront chacun la somme de 1000 euros au titre de dédommagements. Pour les Editions Montparnasse, « cette décision confirme que les sites de partage de vidéos doivent désormais prendre leurs responsabilités par rapport aux contenus mis en ligne sur leurs sites par les internautes et ainsi assurer à terme une protection efficace des œuvres cinématographiques et audiovisuelles ».Si le géant américain ne risque pas exactement la banqueroute avec cette amende largement dans ses moyens, il est probable, en revanche, qu’il fasse appel de la décision. Afin de ne pas inciter d’autres éditeurs et syndicats de producteurs ou de diffuseurs à se précipiter dans cette première brèche.
Picidae : un outil libre contre la censure des sites web
(Pcimpact) Pour lutter contre la censure sur le net, le projet libre Picidae est une alternative à suivre de près. Le nom Picidae signifie en latin pivert, il est inspiré du Mauerspechte soit pivert du mur, surnom des premiers démolisseurs du mur de Berlin en 1989.Une image qui vaut mille motsComment fonctionne ce projet ? Plutôt que de tenter vainement la consultation d’un site depuis un pays censeur, l’utilisateur se connecte sur un serveur Picidae pour y entrer l’URL normalement inaccessible. Le serveur, qui joue aussi le rôle de proxy, va alors prendre les choses en main et tout simplement réaliser une photo du site web requêté. Bon point : il conservera actifs les liens dans l’image. Il utilise à cette fin un calque (image map) plutôt que les balises HTML classiques. Mieux encore, de la même manière, les formulaires restent actifs et l’on peut donc utiliser le site presque naturellement. Si le contenu de Google.com est filtré en Chine, en passant par un serveur et proxy Pididae, on parvient à déjouer la grande barrière de feu installée par les autorités en place.Internet se déchaîneLes requêtes seront chiffrées avant envoi (par exemple, la requête http://www.PCINpact.com devient pici.picidae.net/browse.php?f=ea5ec51b388f2c0d9c…. « Les systèmes de censure ne peuvent donc pas savoir ce que recherche une personne » expliquent les auteurs du projet. On pourra tester ce mécanisme sur cette page.Du coup, tous les filtrages de contenus ou des résultats tombent puisqu’ils se casseront les dents sur cette image : les filtres ne trouveront ni marquage, ni texte, ou mot clef prohibé. Pour éviter que le serveur Picidae soit lui-même filtré ou placé facilement sur liste noire, ses auteurs déconseillent d’utiliser l’expression sur le site web, ou comme nom d’image par exemple.Précision : ce mécanisme n’est pas centralisé sur un site. Qu’on soit au Mexique, à Paris, Berlin ou Rio, quiconque peut installer un serveur Picidae et participer à ce grand manifeste pour un internet libéré, avec tous les abus que cela peut produire. C’est d’ailleurs la clef de la réussite de Picidae, du moins tant qu’une parade n’aura pas été trouvée chez les détenteurs de paires de ciseaux.
Identité numérique : les projets en développement se multiplient
(ZDNet.fr) Les premiers projets de gestion d’identité en ligne ont été engagés au début de la décennie par le consortium Liberty Alliance, et Microsoft avec Passport auquel il a dû renoncer. Aujourd’hui, plusieurs visions se distinguent en la matière : « Tout d’abord, celle de la gestion de l’identité en ligne par un tiers, avec le projet OpenID. Ensuite, CardSpace, qui permet à l’internaute de gérer sa carte de visite sur son PC. Et enfin des projets comme FC², qui permettent de “transporter” son identité sur un objet, comme une clé USB », résume Gwendal Le Grand, chef de l’expertise informatique à la Cnil.Première tendance donc : la gestion de l’identité en ligne. Plusieurs start-up proposent déjà leurs solutions, souvent basées sur la technologie OpenID. « La question-clé étant que ces fournisseurs d’identité vont devenir dépositaires de données personnelles et d’archives de données de connexion. En garantiront-ils la sécurité, notamment si leurs sites sont attaqués ? », s’interroge une source proche du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), qui dépend du service du Premier ministre.Parmi ces acteurs, on peut citer celui de la société française MyID.is (ex-Todeka Project), qui s’apprête à lancer son service « d’ici à la fin mars », précise son concepteur, Charles Noüyrit. Le principe consiste à doter l’internaute, pour 5 euros, d’un certificat pour labelliser son identité en ligne. Parallèlement, il pourra concentrer toutes les informations sur son identité numérique sur une seule page sécurisée. Dans un premier temps, pour toucher les blogueurs, le service sera compatible avec « des sites du web 2.0 communautaire », précise Charles Nouÿrit, qui espère ensuite nouer des partenariats avec « des sites d’e-commerce pour toucher le grand public ».Une carte d’authentificationD’autres systèmes de « cartes d’identités » en ligne ont été lancés outre-Atlantique, parmi lesquels ClaimID : un service gratuit qui permet d’associer à son identité des liens renvoyant vers ses principales traces numériques. Trufina, pour sa part, fournit une carte d’identité numérique « vérifiée », puisqu’elle contrôle les données de ses membres (adresse, numéro de permis de conduire…) en les corrélant avec les fichiers publics disponibles, comme les annuaires.Deuxième technologie de certification, CardSpace, lancée par Microsoft. Elle succède à Passport, service d’authentification en ligne qui proposait à l’internaute de s’enregistrer une seule fois sur les serveurs de Microsoft, avant de pouvoir surfer sur une ribambelle de sites. CardSpace est un gestionnaire d’identités digitales, de « cartes ». Intégré à la plateforme.NET framework 3.0 (créé avec Windows Vista), il permet à l’utilisateur, à partir d’un formulaire, de se créer une carte et d’y entrer des informations cryptées, telles que son numéro de carte bancaire ou son adresse postale. Avantage : « Il peut configurer sa propre carte pour aller sur des sites où il faut s’authentifier pour entrer, mais sans forcément laisser ses données personnelles », précise Nicolas Mirail, chef de produit Windows.L’identité sur une carte à puceL’objectif de Microsoft est de nouer un maximum de partenariats avec des sites d’e-commerce pour qu’ils implémentent sa solution. Ce qu’a fait en juillet dernier CDiscount, où l’internaute peut créer sa CDiscount CardSpace lors du paiement. Au bout de la période-test des trois premiers mois, 13 000 clients avaient ainsi créé leur CardSpace.Troisième voie de certification : proposer à l’internaute de concentrer les données de son identité sur un objet transportable. Le projet de recherche FC² (Fédération de cercles de Confiance et usages sécurisés de l’identité) va dans ce sens. Étalé sur 30 mois et doté d’un budget global de 18 millions d’euros, il est destiné à définir une architecture globale de fédérations d’identités. Il se basera sur quatres types d’architecture, OpenID, CardSpace, Liberty Alliance, et Higgins. Porté par les pôles de compétitivité System@tic et TES (Transactions électroniques sécurisées), il rassemble notamment des banques, des industriels de cartes à puce, comme EADS, Sagem, et Gemalto, ou encore Orange Labs. « Nous voulons donner à l’utilisateur la possibilité de concentrer ses données d’identité numérique sur une carte à puce ou une clé USB », explique Jean-Pierre Tual, directeur des relations industrielles de Gemalto. Pour quels usages ? Ses concepteurs sont en discussion avec « des opérateurs de télécoms, des voyagistes et des banques ».
Google services pour NTT DoCoMo, positionnement et modèle économique?
NTT DoCoMo et Google ont annoncé le 24 janvier dernier dans un communiqué de presse la signature d’un partenariat d’envergure, ciblant 48 millions d’utilisateurs du portail de services “i-mode” créé et proposé par l’opérateur mobile numéro 1 au Japon.Les objectifs du partenariatIl s’agit pour les leaders respectifs du web et du mobile de favoriser l’accessibilité des sites Internet mobiles, d’améliorer le parcours client des utilisateurs et de développer l’usage de services Internet mobiles sur le marché japonais.
Pour Google, l’objectif est surtout de développer l’usage de ses applications pour, in fine, les monétiser en générant des revenus publicitaires sur le mobile.L’irruption du champion du Web « ouvert » dans un écosystème réputé très contrôléLe partenariat consiste globalement à ouvrir le portail i-mode de NTT DoCoMo vers le off portal et à y mettre en avant les services de Google.
Concrètement, les deux acteurs ont convenu d’intégrer le moteur de recherche Google ainsi que les services Google Maps, GMail, Agenda, Picasa et YouTube sur le portail i-mode de NTT DoCoMo, de développer des terminaux embarquant le système d’exploitation Androïd et de créer de nouveaux outils de marketing pour les utilisateurs du portail.
Le moteur de recherche Google, intégré sur le portail de NTT DoCoMo, renverra non seulement vers les 10 000 sites officiels i-mode proposés par l’opérateur mais aussi vers les sites du off portal (=hors portail opérateur) résultats du référencement naturel ou payant* (*liens commerciaux Google). L’ouverture d’un portail opérateur vers la “jungle” du web, et réciproquement l’entrée de Google dans cet écosystème fermé et surtout très contrôlé, constitue un réel tournant stratégique pour les deux acteurs.
En intégrant les services Google sur les mobiles qu’il développe avec ses fournisseurs tels que Panasonic, NEC, Fujitsu et Sony-Ericsson, NTT DoCoMo s’appuie sur la notoriété d’un géant du web pour fidéliser ses clients. La proposition de valeur réside dans l’offre d’une expérience similaire à l’Internet fixe avec des spécificités répondant aux attentes en mobilité (par exemple la géolocalisation assortie d’infos et services contextuels). C’est également pour Google, et pour tout acteur du Off portal, une des conditions de succès sur le mobile.
Concernant la participation de NTT DoCoMo au développement de terminaux embarquant le système d’exploitation et l’architecture « Androïd » que Google est en train de concevoir, on notera sans surprise l’adhésion de NTT DoCoMo à OHA, le consortium qui développe Androïd. Reste à savoir si l’opérateur japonais compte distribuer ces terminaux, et quand…
Comme indiqué plus haut, le partenariat prévoit par ailleurs la création de nouveaux outils de marketing pour les utilisateurs du portail. L’annonce reste cependant obscure sur ce point. On peut imaginer qu’il s’agira d’actions de co-marketing (campagne sur le web par exemple), et pourquoi pas de développement d’enablers comme la géolocalisation, de codes barres 2D voire de NFC (puce sans contact).
Des questions restent encore en suspend, notamment sur les revenus liés à ce modèle. Les deux leaders ont prévu des espaces réservés à la publicité entre des groupes de résultats du moteur de recherche. Il s’agira plus précisément de publicités liées au contenu des requêtes. Mais comment ces revenus vont-ils se partager entre les deux acteurs? M. Natsuno « juge que l’arrivée de Google n’aura pas d’effets sur le modèle économique des sites officiels i-mode sur abonnement mensuel payant et vente de contenus à l’acte » (source : dépêche AFP), mais on imagine que les transactions sur ces sites officiels vont diminuer, donc la question est plutôt de savoir quel est le business model en dehors des sites officiels.Pour Google, les bénéfices de l’accord sont évidentsAu Japon, contrairement au marché européen, les constructeurs de terminaux de NTT n’ont quasiment pas de marge d’innovation. Ils sont simplement chargés d’implémenter chaque terminal conformémént aux spécifications de l’opérateur mobile. Grâce à ce partenariat, Google bénéficie du poids et de la légitimité du leader des opérateurs mobiles japonais face aux constructeurs de terminaux, pour pousser l’intégration du système Androïd en natif (contre les Symbian, Windows mobile etc) et pour pouvoir conquérir l’univers du mobile.
Par ailleurs, le fait de s’appuyer sur les développements et la structure performante de NTT DoCoMo, permet à Google de tester ses activités mobiles au Japon, pays leader du marché du web mobile, pour leur essor à l’échelle mondiale (n’oublions pas que dans ce domaine, le Japon et la Corée sont des pays précurseurs)Quelle est la stratégie de NTT DoCoMo ?Aujourd’hui, sur le périmètre de l’Internet mobile, les opérateurs se rémunèrent sur les transactions réalisées depuis les sites mobiles qu’ils référencent sur leurs portails. Ils n’ont, en revanche, ni visibilité et ni revenu hors de leurs propres portails. Pourtant, NTT DoCoMo vient de décider que son moteur de recherche pourrait renvoyer les utilsateurs vers le Off portal. Quels sont ses intérêts?
Bien qu’étant le premier opérateur nippon, NTT DoCoMo multiplie les actions pour maintenir ses parts de marchés (plus de 50%) face à la concurrence de KKDI et surtout de Softbank Mobile, co-propriétaire du premier portail de recherches internet au Japon, Yahoo Japan.
Mais NTT DoCoMo semble également vouloir anticiper le développement de l’usage du Off portal avec l’arrivée notamment des grands acteurs du Web (Yahoo, Google et Microsoft) en proposant un partage des intérêts (et des revenus) plutôt que de « leur tourner le dos ». On pense alors à T-Mobile qui, depuis 2005, à remplacé la home page de son portail T-Zone par celle de Google sur ses terminaux. En effet, si l’arrivée des acteurs du Off portal inquiète les opérateurs mobiles, c’est tout de même une opportunité d’accroître les usages donc l’audience de l’Internet mobile (on et off). L’important est que les opérateurs ne restent pas spectateurs du développement du off. (Source: arcome.fr)
Human factor: Sensitive data ‘impossible’ to protect
“If I make a cup of tea, I do not stop to weigh up the probability of spilling boiling water on myself or choking on the drink”Professor Gerard Hodgkinson Director, Centre for Organisational Strategy, Learning and ChangeNo matter how sophisticated a company’s IT system is it is impossible completely to protect sensitive information, UK researchers warned today.Researchers at Leeds University Business School claimed that organisations will always run the risk of being compromised by human psychology.The research was led by Professor Gerard Hodgkinson, director of the Centre for Organisational Strategy, Learning and Change at Leeds University.“Our research shows that organisations will never be able to remove all latent risks in the protection and security of data held on IT systems, because our brains are wired to work on automatic pilot in everyday life,” he said.“People tend to conceptualise the world around them in a simplified way. If we considered and analysed the risks involved in every permutation of every situation we would never get anything done.“If I make a cup of tea, I do not stop to weigh up the probability of spilling boiling water on myself or choking on the drink.”The research polled individuals who regularly use IT systems in the course of their work. They were asked to list examples of possible data security risks, either imagined or from their own personal experience.A further group were asked to comment on the probability, underlying causes and likely consequences and impacts of the most commonly described scenarios. Despite the survey data being collected over a period of two years, many of the risk examples envisaged by the study participants matched some of the recent security lapses relating to IT with surprising accuracy.“The results showed that when asked to focus on potential problems, employees seemingly exhibit a highly sophisticated perception and categorisation of risk, and insight as to the consequences of risky scenarios,” said report co-author Dr Robert Coles.“However, this perception is not always translated into practice, and elementary errors are still happening and will continue to happen.”The authors maintain that the results are useful for highlighting blind spots in what workers perceive as ‘risk’ and ‘probability’, which will enable organisations to improve induction and training processes.The research also highlights the need to pay closer attention to the design of information security processes.“Perhaps organisations should consider involving the potential users when developing crucial business processes,” said Dr Coles.
“A well designed system should not allow these mistakes to be made. We need more triggers and mechanisms in the workplace that make us stop and think before we act.”
Le m-payment au Mobile World Congress 2008
BARCELONE (AFP) – Maintenant qu’ils ont conquis les pays émergents, les opérateurs mobiles commencent à y proposer le transfert d’argent par téléphone mobile, un service au potentiel considérable pour les travailleurs migrants et les populations n’ayant pas accès aux banques. Le britannique Vodafone, numéro un du secteur, a annoncé lundi, au Congrès mondial de la téléphonie mobile de Barcelone, qu’il lançait en Afghanistan son service de transfert d’argent par mobile, après des débuts prometteurs au Kenya depuis mars 2007, avec déjà 1,6 million de clients. Il permet, en envoyant un SMS, de transférer de l’argent à une autre personne, qui peut ensuite aller le retirer dans n’importe quel magasin de téléphonie mobile du pays. “Vous pouvez envoyer de l’argent, en retirer, payer vos factures ou votre prêt, et tout cela se fait en quelques secondes”, explique Aleeda Fazal, responsable du développement de produits chez l’opérateur afghan Roshan, partenaire de Vodafone. Ce programme permettra également de toucher son salaire par mobile. Vodafone prévoit de le lancer prochainement en Inde et dans d’autres pays africains. L’opérateur est triplement gagnant: “il récupère une commission, mais surtout il augmente la fidélité de ses clients et le trafic sur son réseau”, note David Pringle, responsable des relations médias de l’association GSM, qui regroupe 700 opérateurs mobiles. L’association a recensé une douzaine d’initiatives de ce genre dans le monde, soit environ 10 millions d’utilisateurs fin 2007. “Nous en sommes encore au début, mais quand on voit la faible pénétration des banques dans les pays émergents, comparée à l’augmentation rapide de la pénétration du mobile, le potentiel est très important”, estime James Moberly, responsable des solutions de paiement chez Vodafone. Tandis que près de 5 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès aux services bancaires, plus de 3 milliards possèdent un mobile. Ainsi au Kenya, on compte 400 agences bancaires, 600 distributeurs d’argent mais 10 millions d’utilisateurs de mobiles. Mais jusqu’à présent les transactions par mobile ne sont possibles qu’à l’intérieur du pays, au grand dam des travailleurs migrants, qui envoient régulièrement de l’argent à leur famille restée au pays. Selon l’association GSM, quelque 200 millions de personnes dans le monde travaillent dans un autre pays que le leur. Si le phénomène est très courant en Asie, par exemple aux Philippines où beaucoup d’habitants partent travailler à l’étranger, il s’accentue dans l’Union Européenne récemment élargie, avec des populations d’Europe de l’Est venant travailler en France, au Royaume-Uni ou dans les pays scandinaves. Selon GSM, la plupart des travailleurs migrants envoient entre 2.000 et 5.000 dollars par an à leurs proches, soit 20 à 30% de leurs revenus. Le marché total, difficile à évaluer, dépasserait les 250 milliards de dollars, avec l’Inde, la Chine et le Mexique comme premiers pays destinataires. Mais ces transferts internationaux sont longs, compliqués et coûteux et se heurtent encore à la faible pénétration bancaire dans les marchés émergents. D’où l’intérêt de permettre les transferts d’argent par mobile d’un pays à l’autre: GSM a lancé en 2007 un programme pilote avec 19 opérateurs présents dans 100 pays, Mastercard et Western Union, afin de trouver une solution standard. Celle-ci, estime l’association, stimulerait les échanges et multiplierait par quatre ce marché, pour qu’il atteigne 1.000 milliards de dollars en 2012. Séduisant pour les opérateurs, qui espèrent grappiller une partie du butin.
SMS et internet mobile devraient coûter moins cher en roaming dans l’UE
BARCELONE (AFP) – La commissaire européenne à la Société de l’information Viviane Reding a prévenu lundi que, si les opérateurs européens ne baissaient pas d’ici le 1er juillet leurs tarifs de roaming sur les SMS et l’internet mobile, la Commission s’en chargerait par la régulation.Une annonce dans la lignée des baisses de tarifs imposées depuis l’été 2007 par Bruxelles pour les appels passés à l’étranger au sein de l’Union européenne (roaming ou itinérance). Mme Reding avait prévenu que sa prochaine cible serait les SMS et l’internet mobile.“Pour éviter la régulation, les opérateurs (européens) devront procéder à des baisses significatives de tarifs de roaming, à la fois sur les tarifs de gros et les tarifs de détail, des SMS et du téléchargement de données”, a-t-elle déclaré au Congrès mondial de la téléphonie mobile de Barcelone.Ces baisses devront être effectuées “d’ici le 1er juillet”, a-t-elle dit, précisant avoir rencontré plusieurs patrons d’opérateurs mobiles dans la matinée et leur avoir communiqué ce calendrier.“Envoyer un message texte ou télécharger des données sur un mobile dans un autre pays d’Europe ne devrait pas coûter substantiellement plus cher que de le faire dans son pays”, a-t-elle estimé.“La Commission européenne sera prête à réguler le 1er juillet, mais j’ai confiance dans le fait que les opérateurs seront prêts avant”, a-t-elle ajouté.Toujours hostiles à un renforcement de la régulation: concernant les tarifs de roaming pour les appels, des opérateurs avaient mené une intense campagne de lobbying pendant des mois.“Nous avons un dialogue très ouvert et constructif avec la Commission”, a courtoisement réagi Rob Conway, PDG de l’association GSM, qui regroupe 700 opérateurs, se disant d’accord avec Mme Reding sur la nécessité de trouver des tarifs permettant à l’internet mobile de décoller.“Récemment, le groupe de régulateurs européens a publié son index des tarifs de roaming sur le téléchargement de données, qui montre sur un an une baisse de plus de 40% de ces tarifs”, a-t-il affirmé.“Mais nous ne pensons toujours pas qu’une régulation des tarifs de détail soit appropriée, compte tenu de la compétition entre opérateurs, et nous continuerons de résister à une telle régulation”, a-t-il prévenu.“Nous soulignons à l’attention de la Commission que dans ce marché, la compétition fonctionne pour le bénéfice des consommateurs”.Du côté de France Télécom, on compte sur une baisse mécanique des prix.Mme Reding a demandé aux opérateurs de publier leurs tarifs sur ce sujet de façon “claire et comparable” d’ici le 1er juillet, sinon elle les publiera sur internet.“Je parlerai ensuite à la Commission et leur dirai ce qui doit être fait”, a-t-elle averti.Pour les SMS, la commissaire demande que le tarif appliqué en déplacement dans l’UE “descende au tarif pratiqué dans le pays d’origine plus un coût additionnel marginal pour couvrir les frais d’utilisation d’un autre réseau”.Pour le téléchargement de données, elle exige des opérateurs de communiquer à leurs clients les tarifs pratiqués à l’étranger, et de proposer dès cet été un pack intéressant de tarifs de roaming, incluant les données.Citant des tarifs de 25 centimes à 7 euros par mégabits selon les pays, elle a prôné “une réduction des tarifs crédible et neutre vis-à-vis de la compétition”.“Je ne serai pas satisfaite si seulement quelques opérateurs baissent les tarifs de gros qu’ils se pratiquent entre eux”, a-t-elle déclaré.“C’est à l’industrie (de téléphonie mobile) de prendre ses responsabilités”, a-t-elle jugé. “J’espère que (cette mise en garde de la Commission) sera suivie par un mouvement massif d’ici le 1er juillet”. Ce sera “le moment de vérité”, a-t-elle dit en français.
Les solutions de communication pour Entreprise de Microsoft